Un shihan, un titre donné aux maîtres expérimentés de karaté, souvent après des décennies d'enseignement et d'exemple. Il n'est pas décerné pour avoir gagné des tournois, mais pour avoir transformé la vie de ses élèves. Ce mot, qui vient du japonais shi (exemple) et han (maître), ne désigne pas un niveau technique, mais une présence. Ce n'est pas un grade comme les ceintures noires. C'est une reconnaissance par les pairs, par les élèves, par la communauté. Et ça, c'est bien plus rare.
Un shihan, un titre de maître reconnu dans les arts martiaux japonais, souvent attribué après 30 ans de pratique et d'enseignement ne donne pas seulement des cours. Il transmet une manière d'être. Il montre comment rester calme sous pression, comment respecter l'adversaire, comment se lever après une chute. Il n'a pas besoin de crier pour être entendu. Ses élèves le regardent, et ils apprennent sans mots. Ceux qui ont croisé un vrai shihan, un maître de karaté dont l'autorité vient de l'expérience, pas du titre, savent qu'il ne parle pas souvent. Mais quand il parle, tout change.
Le karaté traditionnel, une forme de karaté centrée sur la discipline, la philosophie et la transmission orale, plutôt que sur la compétition repose sur cette idée : la technique ne vaut rien sans le maître qui la porte. Un shihan, un maître de karaté reconnu pour son exemple et son enseignement, pas seulement ses compétences ne vous apprend pas à frapper plus fort. Il vous apprend à ne pas avoir besoin de frapper. Il vous montre que la vraie force, c'est la maîtrise de soi. Et c'est pour ça que les meilleurs karatékas du monde, ceux qui ont gagné des championnats, reviennent souvent voir un shihan, même à 40 ou 50 ans. Pas pour améliorer leur coup de pied. Pour se rappeler pourquoi ils ont commencé.
Les articles ci-dessous parlent de ces maîtres, de leur héritage, de ce qu'ils ont transmis. Vous y trouverez des portraits de ceux qui ont façonné le karaté moderne, des réflexions sur ce que signifie vraiment enseigner, et des témoignages de ceux qui ont appris à vivre, pas seulement à combattre, grâce à eux. Ce n'est pas une liste de noms célèbres. C'est une porte ouverte sur ce que le karaté devient quand il dépasse le sport.
Dans le karaté, le sensei n'est pas le plus haut niveau. Qui est au-dessus ? Le shihan, le hanshi, et même le soke. Découvrez la vraie hiérarchie des arts martiaux traditionnels.
novembre 23 2025